L’hypnose en cabinet n’est pas du spectacle !

//L’hypnose en cabinet n’est pas du spectacle !

Le saviez-vous ? Jusqu’au milieu du 19e siècle, c’est à l’hôpital qu’est utilisée le plus couramment l’hypnose, pour obtenir des anesthésies lors d’opérations chirurgicales. (En effet, l’éther ne sera utilisé pour la première fois en France qu’en 1847).
Fin 19e siècle, Sigmund Freud va commencer à utiliser l’hypnose sur ses patient(e)s. Puis, il l’abandonnera en déclarant « Je suis en droit de dire que la psychanalyse proprement dite ne date que du jour où on a renoncé à avoir recours à l’hypnose ».
C’est l’américain Milton Erickson (1901-1980) qui va passer sa vie à étudier l’hypnose et son utilisation en psychothérapie. Il va en révolutionner la pratique, et va démontrer qu’elle permet des recherches en neurosciences.

C’est ici que se séparent hypnose thérapeutique et hypnose de théâtre :

L’hypnose de spectacle est là pour amuser la galerie, pour impressionner. C’est un jeu : l’hypnotiseur a trié et choisi dans la salle les personnes les plus « suggestibles », et il s’amuse avec elle, (avec leur consentement), comme le chat joue avec la souris, pour rire. Il ne peut cependant pas faire faire à une personne ce qui est contre ses valeurs : elle se « réveillerait » aussitôt !

La pratique en Cabinet est nourrie d’empathie et respecte la définition de Milton Erickson : « L’hypnose est une relation pleine de vie, qui se passe à l’intérieur d’une personne, grâce à la chaleur d’une autre personne ». L’hypno-thérapeute  guide son patient, en tenant compte de sa sensibilité et de son vécu. Il travaille dans le respect de la psychologie humaine.

L’hypnose thérapeutique est un mode de communication verbale particulier qui permet d’accéder aux ressources et aux potentiels extraordinaires de l’Inconscient., en contournant les résistances du Conscient.
L’hypnose Ericksonienne, (aujourd’hui reconnue par la science comme pouvant modifier le fonctionnement cérébral), permet d’ouvrir de nouvelles pistes pour lutter contre les mécanismes neuronaux de la douleur, des dépendances, et autres pathologies ou comportements inadaptés qui gênent, bloquent, ou font souffrir la personne. C’est un outil puissant. Mais ici aussi, la force du préconscient ne permet pas de forcer une personne à faire ce que sa morale réprouve.
Enfin, l’hypno-thérapeute n’est pas non plus un magicien équipé d’une baguette magique : la réussite d’une séance d’hypnose dépend beaucoup de l’implication du sujet, et de son ouverture à cet outil. En effet, certaines personnes y sont facilement sensibles. D’autres, très « contrôlantes », y seront plus fermées. Mais le neuro-coaching pourra y suppléer : voir http://www.cerveauhermes.com